Résumé : AnduinOS s'impose comme une distribution Linux de plus en plus populaire, spécialement conçue pour offrir une transition en douceur aux utilisateurs venant de Windows. En combinant une interface familière hautement personnalisable avec les avantages de Linux — notamment l'absence de publicités et de comptes forcés —, le système garantit une expérience utilisateur à la fois confortable et libre. Sa version 2.0 modernise l'ensemble en privilégiant le format Flatpak pour les applications et en s'appuyant sur une architecture déclarative plus stable. Désormais soutenu par un modèle économique incluant des offres dédiées aux entreprises et promettant un support jusqu'en 2041, ce système d'exploitation dépasse le statut de simple projet de niche pour devenir une alternative fiable et pérenne.
Les distributions Linux ne manquent pas, et comme de nombreux utilisateurs viennent de Windows, bon nombre d’entre eux essaient de faciliter cette transition. Linux Mint et Zorin sont des choix fréquents, mais si vous consultez les classements de DistroWatch, vous verrez qu’un nouveau venu grimpe rapidement dans les classements : AnduinOS, qui occupe la 11e place des distributions les plus populaires au cours des 12 derniers mois.
J'ai déjà testé AnduinOS par le passé, mais depuis ma dernière expérience, le projet a considérablement pris de l'ampleur et semble désormais beaucoup plus pérenne, tout en offrant une finition un peu plus soignée. On comprend aisément pourquoi sa popularité ne cesse de croître.
Faciliter la transition
Depuis sa création, AnduinOS avait pour objectif très clair de faciliter au maximum la transition vers Linux, et il y est plutôt bien parvenu. Mais dans la version 2.0, cette volonté s’est encore renforcée.
Lors du premier démarrage d’AnduinOS, vous êtes guidé à travers un processus de configuration qui rend l’environnement plus familier. Vous pouvez personnaliser la barre des tâches pour adopter le style Windows 11 ou un style plus proche de celui des barres des tâches classiques de Windows ; vous pouvez installer quelques applications populaires, et même installer un pilote spécial (xpadneo) pour la manette sans fil Xbox, offrant une meilleure intégration et une meilleure compatibilité que la prise en charge native. Vous pouvez même configurer Bottles, ce qui vous permet d’exécuter plus facilement des applications Windows grâce à des configurations Wine conteneurisées.
Cela dit, AnduinOS ressemble désormais moins à un clone de Windows. Bien que l’esprit de Windows soit toujours très présent, quelques modifications ont été apportées pour rendre AnduinOS plus unique, notamment un nouveau fond d’écran et quelques améliorations apportées à l’interface utilisateur dans son ensemble.
Comme Windows, mais en plus discret
Ce qui rend AnduinOS particulièrement intéressant à mes yeux (et c’est peut-être la raison de son succès), c’est qu’il ne cherche à reproduire Windows que là où cela compte vraiment, pour une question de confort. La disposition générale du bureau est similaire, et grâce à des outils comme Bottles et à une boutique d’applications facile à utiliser, l’environnement semble suffisamment familier pour tout le monde. Mais au-delà de cela, on bénéficie toujours de tous les avantages typiques de Linux qui le rendent encore meilleur qu’une expérience Windows classique.
Par ailleurs, AnduinOS offre un niveau de personnalisation dont Windows ne peut que rêver. Certes, l’ArcMenu par défaut ressemble beaucoup au menu Démarrer de Windows 11, mais vous pouvez le modifier pour lui donner pratiquement l’apparence que vous souhaitez, en ajustant la taille, l’espacement, la disposition, etc. Les couleurs et la transparence peuvent également être modifiées à votre guise. Et cela vaut vraiment pour tout. Une multitude d’extensions GNOME permettent de donner à AnduinOS un aspect plus proche de Windows, mais vous pouvez jouer avec ces paramètres pour lui donner un aspect radicalement différent si vous le souhaitez.
C’est le meilleur des deux mondes, car si la liberté offerte par Linux est formidable, elle peut aussi être intimidante lorsque le point de départ est radicalement différent de ce à quoi vous êtes habitué. C’est pourquoi je ne recommanderais jamais un environnement de bureau comme Hyprland ou Arch Linux si vous souhaitez une transition en douceur depuis Windows.
Tout d’abord, les publicités, ou plutôt leur absence. AnduinOS fait l’impasse sur tout ce qui rend Windows si frustrant, qu’il s’agisse des comptes en ligne obligatoires, des invites constantes à essayer telle ou telle fonctionnalité, ou encore des applications impossibles à désinstaller facilement. GNOME invite parfois les utilisateurs à faire un don (ce qui échappe au contrôle du développeur), mais à part cela, c’est une expérience sereine que les utilisateurs de Windows n’ont plus connue depuis des années.
Ça fonctionne tout simplement
Outre le fait qu’il facilite considérablement la transition vers Linux en termes de configuration initiale, AnduinOS est un système d’exploitation qui fonctionne aussi bien qu’on pourrait s’y attendre. Je n’ai rencontré aucun problème avec le Bluetooth, Internet ou le son sur ma machine ; j’ai donc pu me lancer directement et commencer à regarder des vidéos sur YouTube.
AnduinOS abandonne en effet la prise en charge intégrée des paquets Snap d’Ubuntu et intègre une boutique d’applications basée sur Flatpak, ce que je préfère de loin. J’ai installé Vivaldi sans aucun problème, ainsi que Lutris et quelques autres applications qui ont toutes bien fonctionné.
J’ai également installé Steam, même si cette étape n’a pas été sans difficultés. Le téléchargement officiel de Steam ne semblait pas fonctionner chez moi dès l’installation en raison de dépendances manquantes ; j’ai donc dû me tourner vers Flatpak, et cette version a mis un certain temps à se lancer la première fois. Une fois ce cap franchi, tout a toutefois fonctionné comme prévu.
Des bases plus solides
Au départ, l’une de mes principales préoccupations concernant AnduinOS portait sur sa longévité, car de nombreuses distributions de niche et de nombreux projets open source ont tendance à être abandonnés au bout d’un certain temps. C’est un point que le créateur d’AnduinOS lui-même avait reconnu l’année dernière, mais la situation semble aujourd’hui un peu plus stable.
D'une part, bien que le créateur d'AnduinOS ait été employé chez Microsoft, cela ne semble plus être le cas, et il semblerait qu'il consacre désormais davantage de temps au projet. On observe une volonté plus marquée de le monétiser et d'assurer sa pérennité : le site officiel encourage les dons, mais propose également un support payant destiné aux entreprises souhaitant déployer AnduinOS sur un grand nombre d'appareils. Si des revenus sont générés, cela constitue une forte incitation à poursuivre le développement.
De plus, AnduinOS 2.0, sorti en début d’année, semble avoir introduit des changements significatifs : il ne s’agit donc plus simplement d’Ubuntu sur lequel auraient été installées quelques extensions GNOME. Le système d’exploitation repose désormais sur un modèle déclaratif, avec la volonté claire d’offrir une plateforme facile à maintenir. Et bien que la portée de ce modèle déclaratif n’atteigne pas encore le niveau de NixOS, l’équipe souhaite à terme l’étendre afin d’offrir une expérience encore plus fiable et cohérente. L’équipe affirme également que la version actuelle sera prise en charge jusqu’en 2041, ce qui constitue une promesse audacieuse pour un projet aussi récent.
AnduinOS vaut le détour
Il y a un an, AnduinOS semblait être un projet intéressant, mais pas forcément accessible à la plupart des utilisateurs. Aujourd’hui, ce système d’exploitation semble bien mieux armé pour assurer son avenir à long terme, et j’espère que ce sera effectivement le cas. Ce n’est peut-être pas mon préféré à tous les égards, mais c’est un excellent tremplin pour les utilisateurs de Windows qui souhaitent franchir le pas, ce qui explique sa popularité.
traduction de : https://www.xda-developers.com/anduinos-windows-without-frustration-cracked-top-15-distros/

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