Réforme des retraites : revue de presse de décryptage

Linkzilla est contre la réforme des retraites : voici un petit décryptage sous forme de revue de presse.

Le partage des actifs en trois va couler le financement actuel des retraites :

"Ainsi, pendant 15 ans, les régimes existants actuellement vont être de plus en plus déficitaires, perdant les cotisations des entrants, et de plus en plus dans la main de l’État. Comment seront garantis les droits des salariés et retraités dans ces systèmes durant les 15 années de transition jusqu’en 2037 ?"

Pas de retraites en dessous de 1000 euros :

"[...]déjà de 967 euros pour la masse des salariés du privé, qu’il devrait être de 85% du SMIC, soit 1023 euros selon la loi de 2003[...]"
"[...]ces 1000 euros ne s’appliqueront qu’à partir de 64 ans pour une carrière de 42 ans à temps plein[...]"
"[...]Au bout de 20 ans, une personne de 84 ans n’aura plus qu’une retraite de 70% du SMIC. Il restera donc beaucoup de petites retraites[...]".

Sur l'âge de départ à la retraite :

"Les partenaires sociaux devront obligatoirement faire passer progressivement l’âge du taux plein à 64 ans (qui devront être atteints en 2027), ceci en introduisant très vite une décote entre 62 et 64 ans, de sorte que tous les actifs actuels seront atteints : ils devront bientôt choisir entre travailler deux ans de plus ou subir une décote".

Compensation de la pénibilité très limitée :

"Les mesures de compensation de la pénibilité du travail restent très limitées. Le départ pourra être au mieux avancé de 2 ans, avec un dispositif individuel, compliqué (le compte professionnel de prévention) qui ne monte que très lentement en puissance."

Les femmes touchées par la réforme :

"Contrairement à la propagande du gouvernement, ce seront les femmes à carrière heurtée qui seront les plus touchées par le passage à un système plus contributif. Toute heure non travaillée se répercutera sur la retraite".

Aucunes garanties sur les ressources du système :

"On a vu qu’il peut les manipuler à sa guise (les ressources du système), en ne compensant plus les exonérations de cotisations sociales, en réduisant les cotisations sur les emplois publics. La possibilité d’augmenter les ressources (par exemple par hausse des taux de cotisation) n’est pas évoquée".

source :
https://blogs.mediapart.fr/les-economistes-atterres/blog/111219/retraites-quand-edouard-philippe-semmele?xtor=CS3-67

Les salariés nés avant 75 sont concernés (ceux nés après 1959) :

"Autrement dit les personnes nées avant 1975 n'auront pas le système par point. Mais il y a un hic: l'âge pivot. Cet âge fixé à 64 ans en-deçà duquel les personnes souhaitant partir à la retraite le pourront si elles ont plus de 62 ans moyennant un malus de 5% par an pourrait concerner en effet tous les Français nés après 1959."

source :
https://www.bfmtv.com/economie/retraite-l-age-pivot-s-appliquera-a-tous-les-salaries-nes-apres-1959-1822424.html

Mensonge sur la garantie de la valeur du point :

[...]comme l’explique Michaël Zemmour, maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et spécialiste du sujet des retraites, "ce qu'une loi a fait, une autre loi peut le défaire". Sur Twitter, le sénateur LR Bruno Retailleau force le trait : "Faire croire comme le fait le gouvernement que la valeur du point ne pourra pas baisser parce qu’il sera inscrit dans la loi, c’est prendre les Français pour des imbéciles. Chaque loi de finance sera l’occasion pour les futures majorités de revenir sur cette valeur". Autrement dit, un futur gouvernement pourra, s’il le souhaite, imposer un gel ou une désindexation du point en cas d’exercice budgétaire compliqué... comme le gouvernement actuel l’a fait en 2018 avec la revalorisation de seulement 0,3 % des prestations sociales".

source : https://www.marianne.net/economie/retraites-pourquoi-edouard-philippe-ne-peut-vraiment-pas-garantir-aux-francais-que-le-point#Echobox=1576142783

"c’est un organisme paritaire qui est chargé de vérifier la valeur du point, comme l’a annoncé Edouard Philippe mercredi dernier [2] : c’est aussi un organisme paritaire qui gère l’assurance chômage, mais du moment que c’est l’État qui fixe le cadre, il peut faire ce qu’il veut, et notamment des réformes brutales, comme on l’a vu le mois dernier [3]. Ce n’est donc absolument pas une garantie sur la valeur du point, puisque le « cadre » sera voté chaque année à l’assemblée lors du projet de loi de finances."

source :
https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/retraites-les-compagnies-d-assurance-en-embuscade

Baisse des pensions pour tous :

"La logique est imparable : d’un côté, on va avoir une hausse du nombre des retraités par rapport aux actifs de l’ordre de 20% dans les années qui viennent, de l’autre le gouvernement a décidé qu’on ne consacrera pas plus aux retraites. On aboutit donc forcément à un décrochage général du niveau des pensions. Le rapport Delevoye énonce ainsi que tout est négociable sauf la part de la richesse nationale allouée aux retraites, qui devra rester à 14% du PIB."

Incitation à se tourner vers les fonds de pension :

"Puisque la réforme va aboutir à une baisse des taux de remplacement, il y a une incitation, non dite explicitement mais évidente, à ce que les Français se tournent vers des plans de retraite par capitalisation pour compléter leurs revenus. De nouveaux dispositifs d’épargne retraite sont d’ailleurs prévus par la loi Pacte du 22 mai 2019. Là encore, c’est profondément inégalitaire puisque seules les classes moyennes supérieures ont les moyens de souscrire à ces fonds de pension. Sans compter les risques pesant sur ces compléments de retraite liés aux aléas des marchés financiers."

source :
https://blog.vivamagazine.fr/article/reforme-des-retraites-la-baisse-annoncee-du-niveau-des-pensions-pour-tous-christophe-ramaux-economiste-atterre/

Pas de problème de financements des retraites :

"Le rapport du COR aboutit à un creusement du déficit d’ici 2030 avec une fourchette assez large pour la valeur de ce déficit à cet horizon. L’évolution des dépenses de retraites dépend, sans surprise, du niveau qu’atteindra en moyenne la croissance économique d’ici 2030 : si cette croissance n’est que de 1 %, la part des retraites dans le PIB devrait monter selon le COR de 13,8 % du PIB aujourd’hui à 13,9 % en 2030. A contrario si la croissance est en moyenne de 1,8 % d’ici là, cette part baisserait à 13,6 %. Cela reste en tout cas dans l’épaisseur du trait et il ne devrait rien se produire qui ressemble de près ou de loin à une explosion des dépenses."

source :
https://www.alternatives-economiques.fr/systeme-de-retraites-ne-connait-crise/00091163




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